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Henri Pirenne "Mahomet et Charlemagne" İlahiyat

Henri Pirenne

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Introduction :

Dans cette étude, nous avons pris en main les idées principales d’Henri Pirenne dans son ouvrage intitulé « Mahomet et Charlemagne ». En effet, ses idées ont été un facteur important dans la formation de la civilisation occidentale, que ce soit au niveau politique, socioculturel, économique et encore religieux. En plus d’un court résumé de l’ouvrage, il a été ajouté, sur certains points, quelques suppléments et interprétations. Les citations provenant de l’ouvrage ont été distingués en italique, ainsi qu’en indiquant la page de provenance de la citation en note de bas de page. Le but de cette étude est de résumer les idées principales de l’auteur.

 

T A B L E     D E S    M A T I È R E S 

PREMIÈRE PARTIE : L’EUROPE OCCIDENTALE AVANT L’ISLAM
Chapitre I. — Continuation de la civilisation méditerranéenne en Occident après les invasions germaniques
I. La « Romania » avant les Germains
II. Les invasions
III. Les Germains dans la « Romania »
IV. Les États germaniques en Occident
V. Justinien (527-565)
Chapitre II. — La situation économique et sociale après les invasions et la navigation méditerranéenne
I. Les personnes et les terres
II. La navigation orientale. Syriens et Juifs
III. Le commerce intérieur
IV. La monnaie et la circulation monétaire 
Chapitre III. — La vie intellectuelle après les invasions
I. La tradition antique
II. L’Église
III. L’art
IV. Caractère laïque de la société
V. Conclusion  


DEUXIÈME PARTIE : L’ISLAM ET LES CAROLINGIENS
Chapitre I. — L’expansion de l’Islam dans la Méditerranée
I. L’invasion de l’Islam
II. La fermeture de la Méditerranée occidentale
III. Venise et Byzance
Chapitre II. — Le coup d’État carolingien et la volte-face du pape
I. La décadence mérovingienne
II. Les maires du palais carolingien
III. L’Italie, le pape et Byzance. La volte-face de la papauté
IV. Le nouvel Empire
Chapitre III. — Les débuts du Moyen Age
I. L’organisation économique et sociale
II. L’organisation politique
III. La civilisation intellectuelle

Conclusion



P R E M I È R E     P A R T I E 
L’ E U R O P E   O C C I D E N T A L E A V A N T     L’ I S L A M
CHAPITRE I
CONTINUATION DE LA  CIVILISATION MÉDITERRANÉENNE en Occident après les invasions germaniques 

I. La « Romania »  avant les Germains

« De tous les caractères de cette admirable construction humaine que fut l’Empire romain 1, le plus frappant et aussi le plus essentiel est son caractère méditerranéen. C’est par là que, quoique grec à l’Orient, latin à l’Occident, son unité se communique à l’ensemble des provinces. La mer, dans toute la force du terme la Mare nostrum, véhicule des idées, des religions, des marchandises »
L’auteur commence son étude avec la description de la situation en général. Principalement la MARRE NOSTRA est véhément. Autre investissement important : la frontière « limes ». Les soldates « légionnaire » défendent l’Empire des ennemis. Le limes était la frontière renforcée de l'Empire romain. Des forts, des fossés, des routes, des palissades et parfois de véritables murs comme dans les Iles britanniques (mur d'Hadrien) devaient protéger le monde romain des incursions et des invasions barbares.
A la longue se forme une situation utile pour les romains et les germains (Win-Win). « Il n’est plus question de se fermer aux Barbares. La population diminue, le soldat devient un mercenaire. On a besoin des Barbares pour le travail des champs et pour la troupe. Ceux-ci ne demandent pas mieux que de s’embaucher au service de Rome. Ainsi, l’Empire, sur ses for entières, se germanise par le sang, mais non pour le reste, car tout ce qui y pénètre se romanise 1. Tous ces Germains qui y entrent, c’est pour le servir en en jouissant. Ils ont pour lui le respect des Barbares pour le civilisé. A peine y sont-ils qu’ils adoptent sa langue, et aussi sa religion, c’est-à-dire le christianisme, depuis le IVe siècle ; et en se christianisant, en perdant leurs dieux nationaux, en fréquentant les mêmes églises, ils se confondent peu à peu avec la population de l’Empire. »


II. Les invasions 

C’est au cours du Ve siècle, on le sait, que l’Empire romain a perdu ses parties occidentales au profit des Barbares germaniques. Je pense que cette phrase suivante illumine la vue des autres à l’Islam. « Au lieu de le haïr, ils l’admiraient. Tout ce qu’ils voulaient, c’était s’y établir et en jouir. Et leurs rois aspiraient aux dignités romaines. Rien de semblable au contraste que devaient présenter plus tard Musulmans et Chrétiens. Leur paganisme ne les excitait pas contre les dieux romains et il ne devait pas les exciter davantage contre le Dieu unique. »

III. Les Germains dans la « Romania »

La germanisation ne s’est faite en masse que là où la langue s’est conservée. La Romania n’a disparu que dans les dernières conquêtes de Rome, le long du glacis avancé qui protégeait la Méditerranée. On peut aussi dire que l’Empire romain est resté romain comme les États-Unis d’Amérique, malgré l’immigration, restent anglo –saxons. 
« A vrai dire, une minorité peut transformer un peuple quand elle veut le dominer effectivement, quand elle n’a pour lui que mépris, et le considère comme une matière à exploiter ; ce fut le cas pour les Normands en Angleterre, pour les Musulmans partout où ils apparurent, et même pour les Romains dans les provinces conquises. Mais les Germains ne voulaient ni détruire, ni exploiter l’Empire. Au lieu de le mépriser, ils l’admiraient. Ils n’avaient rien à lui opposer comme forces morales. Leur période héroïque a cessé avec leur installation. »
Un autre aspect très important est les mariages, et aussi les rapports avec les femmes ? Il est bien vrai qu’il y eut absence de CONNUBIUM jusqu’au 6e siècle. Mais cet obstacle juridique n’était pas un obstacle social. La société ne s’intéresse pas avec la foi. Le nombre d’unions entre Germains et femmes romaines a dû être constant et l’enfant parle, on le sait, la langue de sa mère. Évidemment, ces Germains ont dû se romaniser avec une étonnante rapidité. C’était le résultat des mariages. Et aussi la langue était-est important et très stratégique. Parce que la langue est un facteur d'intégration fondamentale. Par conséquent, l'apprentissage de la langue dominante de la société d'accueil est très essentiel. C'est cette langue qui facilite le contact social, garantie le succès scolaire et professionnel.
Une autre aspecte, que l’auteur évoque, est la religion et la culture. Pirenne dit que le germanisme se maintient, en même temps que le paganisme. « La Romania vit par sa masse. Mais rien ne l’a remplacée. Personne ne proteste contre elle. On ne conçoit pas, ni les laïques, ni l’Église, qu’il y ait une autre forme de civilisation. Au milieu de la décadence, il n’y a qu’une force morale qui résiste : l’Église, et pour l’Église, l’Empire subsiste encore. Grégoire le Grand écrit à l’empereur qu’il règne sur des hommes, les Barbares sur des esclaves. L’Église a beau avoir maille à partir avec les empereurs de Byzance, elle leur reste fidèle » 

IV. Les États germaniques en Occident 

« Sans doute, les rois germaniques installés dans l’Empire ont été des rois nationaux pour leurs peuples, des reges gentium, comme dit Grégoire le Grand. Ils s’appellent reges Gothorum, Vandalorum, Burgondionum, Francorum. Mais, pour les Romains, ils sont des généraux romains auxquels l’empereur a abandonné le gouvernement de la population civile. C’est sous cette étiquette romaine qu’ils leur apparaissent 6. Et ils sont glorieux de l’afficher devant eux : il suffit de rappeler la cavalcade de Clovis quand il a été fait consul honoraire. « 
Il faut regarder chez le code d’Euric . «Le code d’Euric, promulgué en 475 pour régler les rapports des Goths avec les Romains, est rédigé par des juristes romains ; ce document est tout romanis.« 
Henri Pirenne encore explique détaillé le régime Allemagne, par exemple les Mérovingiens ou les Carolingiens… et par voie de conséquence il décrire la relation de cette régimes avec la religion/ l’Eglise. İl dit que  l’Église lui, le roi des Merovingiens est soumise. Si en théorie les évêques sont nommés par le clergé, en fait, très souvent, le roi les nomme directement. Ici encore, c’est la tradition antique de l’Église d’État. Mais est-ce que cette situation en l’Orient de même ? On apprend la question : «Comme en Orient, les évêques francs marchent avec leurs souverains, la main dans la main. Les rois convoquent les conciles. Et si les Mérovingiens s’abstiennent de les diriger, chez les Wisigoths en revanche, les conciles sont, depuis Reccesvinth, associés au gouvernement. L’Église n’en reste pas moins très servilement soumise au roi 3. Mais cette Église qu’ils dominent, les rois ont pour elle le plus grand respect. L’idéal royal est, d’après Grégoire de Tours, de favoriser les églises et les pauvres. Ils la comblent de faveurs et de richesses, l’entourent de marques de respect, encore que, sauf quelques femmes, ils n’entrent pas au cloître. Il ne paraît pas que leur piété personnelle soit grande. Mais ils voient dans les évêques les chefs de l’Église, c’est-à-dire d’une très grande force divine. »

V. Justinien (527-565)

« L’Église surtout, pour qui l’Empire est une construction provi- dentielle, ne peut se passer de lui. Son chef à Rome, et la ville de Rome le reconnaissent comme le souverain légitime de l’ecclésia »
Justinien est une personne très importante pour l’Empire Romain d’une parte, et d’autre parte pour l’Eglise et les chrétiennes. Le Code, qui porte le nom de Justinien, est une des grandes œuvres juridiques de tous les temps.
Le symbole de la supériorité de l’Empire (de Justinien) est sans doute le Sainte-Sophie. Henri Pirenne dit: «De nouveau, la civilisation romaine brille du plus vif éclat, et pour commémorer cette admirable renaissance de l’Empire, Sainte-Sophie est élevée au milieu de la capitale comme un immense arc de triomphe érigé à la gloire de Dieu et de Byzance. A la mort de Justinien, l’Empire est reconstitué, entouré de forteresses, mais profondément épuisé. Et pourtant il va être obligé de faire face à de nouvelles et terribles luttes. «
 

CHAPITRE II
LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE APRÈS LES INVASIONS et la navigation méditerranéenne

I. Les personnes et les terres

  « Tel le régime des personnes et des terres était avant les invasions, tel il est demeuré après elles dans la Romania. Il y a eu des pillages sans doute, des violences.»
Apres l’invasion des germains il n’y a pas un grand change pour les habitants. Pirenne ca explique : « Les colons romains restaient fixés au sol où l’impôt les avait attachés. Au lieu de payer à un maître romain, ils payaient à un Germain. Les esclaves étaient partagés. Quant aux paysans, ils ne durent pas s’apercevoir d’un grand changement. On ne remarque dans aucune des contrées de la Romania la substitution, si visible en Angleterre, d’un système de culture à un autre » 

II. La navigation orientale. Syriens et Juifs

« Des deux parties de l’Empire, la grecque a toujours été plus avancée en civilisation que la latine. Inutile d’insister sur ce fait évident. Par la mer, elle correspond avec l’Occident et la Vénétie. C’est particulièrement la Syrie, où arrivent les caravanes de l’Inde, de Chine et d’Arabie, qui est active. Les Syriens sont alors les rouliers de la mer comme les Hollandais le seront au XVIIe siècle. C’est par eux que s’exportent les épices et les produits industriels des grandes villes orientales, Antioche, Damas, Alexandrie, etc. Ils sont dans tous les ports ; mais on les trouve aussi à l’intérieur »
On ne peut pas oublier que les Syriens et les Grecs ne sont pas les seuls Orientaux en Occident. Mais à côté d’eux il y a les Juifs. Mais il y’ont eu beaucoup des problèmes entre les chrétiennes et le juifs. Par exemple le mariage mixe était prohibé.  « Beaucoup de stipulations de conciles mérovingiens interdisent les mariages entre Juifs et Chrétiens, la présence des Chrétiens aux banquets des Juifs, la possession par les Juifs de mancipia Christiana. »  On peut dire qu’entre la chrétienne et les juifs ont existé une ambiance hostile. On s’appelle cette hostilité « CONTRA JUDAES »


III. Le commerce intérieur

« Il est naturellement impossible d’admettre que les marchands orientaux, Juifs et autres, se bornaient à importer dans le bassin de la mer Tyrrhénienne sans en rien exporter. Leurs bateaux emportaient évidemment du fret de retour. »
Le commerce intérieur est corrélatif avec la monnaie et la circulation monétaire. Pirenne la discute dans le prochain chapitre.
IV. La monnaie et la circulation monétaire 
L’Empire est attesté une unité économique. L’auteur illustre cette unité comme ça: « Le sou d’or romain, réajusté par Constantin, était l’unité monétaire dans tout l’Empire au moment des invasions. Ce système monétaire, que les Barbares connaissaient depuis longtemps grâce aux subsides que l’Empire leur avait versés, ils se gardèrent bien d’y toucher. Dans aucun des pays occupés par eux, on n’observe, au début, le moindre changement dans la circulation monétaire. Bien plus même, c’est à l’effigie des empereurs que les rois germaniques frappent monnaie. Il n’est rien qui atteste mieux la persistance de l’unité économique de l’Empire. « 
Il était impossible de lui enlever le bienfait de l’unité monétaire. Jusqu’au cataclysme contemporain des Carolingiens, l’Orient grec comme l’Occident conquis par les Germains communièrent dans le monométallisme or qui avait été celui de l’Empire.
Toutefois, je me dois de soulever à nouveau un élément qui, je m'en rends  compte, a été (peut-être) mal compris: L’Eglise et l’économie!
Mgr Lesne dit : « Le monnayage ecclésiastique, écrit-il, paraît être l’exercice moins d’un droit régalien que de la faculté laissée au clergé et aux moines de transformer leur épargne en valeurs d’échange et en espèces liquides »
On peut voir que l’Eglise essaie de prendre la suprématie pour contrôler l’économie.  Pour gouverner un état on a besoin de quatre aspects/ influence forte : (A mon avis)
1. L’Influence sociale
2. L’influence politique
3. L’influence religieuse
4. Et L’influence économique

A mon avis l’Eglise a gagné ces aspects.
« Il y a sans doute dans le domaine commercial comme dans les autres, un recul dû à la « barbarisation » des mœurs, mais il n’y a pas de coupure avec ce qu’avait été la vie économique de l’Empire. Le mouvement commercial méditerranéen se continue avec une singulière insistance »

 

CHAPITRE III
LA VIE INTELLECTUELLE APRÈS LES INVASIONS

I. La tradition antique

« Il est inutile d’insister sur la décadence grandissante de l’ordre intellectuel et de la culture antique depuis le IIIe siècle. (…) La vie nouvelle de l’Église conserve encore longtemps le vêtement, qui n’est pas fait pour elle, de la vie payenne. Elle se conforme encore à une tradition littéraire dont elle respecte le prestige. « 
La spiritualité est très importante pour l’existence de l’homme. La vie spirituelle n’est plus antique et n’est pas encore chrétienne et pour tous ceux-là, on comprend qu’il n’y a pas d’autre littérature que la littérature traditionnelle. Personne ne cherche plus à y faire opposition. L’adhésion est universelle, mais l’emprise n’est complète que chez une minorité d’ascètes et d’intellectuels. Ce sont les anciennes écoles de grammaire et de rhétorique qui déterminent encore l’attitude de tous ces tièdes.

II. L’Église 

« En fait, elle représente par excellence la continuité du romanisme. Elle croit d’autant plus à l’Empire qu’il est pour elle le plan providentiel. Tout son personnel est romain et se recrute dans cette aristocratie qui incorpore ce qui subsiste de la civilisation 2. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’y entreront quelques Barbares. Au point de vue social, son influence est immense. Le pape à Rome, l’évêque dans la cité, voilà les personnages principaux. Qui veut faire carrière ou se mettre à l’abri des tempêtes, c’est dans l’Église qu’il doit se réfugier, qu’il soit grand seigneur comme Sidoine ou comme Avitus, ou ruiné comme Paulin de Pelle. Presque tous les écrivains que l’on vient de signaler ont fini dans son sein. »
La diffusion des monastères est un point vraiment important. La vie ascétique est un style de vie très rigide. Mais d’autre parte les monastères sont important pour la manifestation du christianisme dans l’Empire, dans l’occident et aussi dans l’occident.  La diffusion du monachisme à cette époque est extraordinaire et c’est pourquoi les rois, les aristocrates, les évêques créent des abbayes.
Mais il faut dire que le culte du monastère est  venue de l’orient (De L’Egypte).

III. L’art 


« Après les invasions, aucune interruption ne se constate dans l’évolution artistique de la région méditerranéenne. L’art atteste la continuation de ce processus d’orientalisassions qui, sous l’influence de la Perse, de la Syrie, de l’Égypte, se manifeste de plus en plus dans l’Empire. »

IV. Caractère laïque de la société 

Il faut insister encore sur un dernier fait qui n’a guère attiré l’attention jusqu’à présent, et qui achève pourtant de démontrer que la société d’après les invasions continue exactement celle d’avant : c’est son caractère laïc. Si grand que soit le respect que l’on professe pour l’Église, et si grande que soit son influence, elle ne s’intègre pas dans l’État. Le pouvoir politique des rois, comme celui des empereurs, est purement séculier. (…) Aucune formule de dévolution gratia Dei dans leurs diplômes. Aucun ecclésiastique n’est chargé de fonctions à leur cour. Ils n’ont pour ministres et pour fonctionnaires que des séculiers. Ils sont chefs de l’Église, et nomment des évêques, convoquent des conciles, parfois même y prennent part. » A mes yeux ce paragraphe de Henri Pirenne est un peu déconcertant, parce que l’auteur avant a expliqué l'influence grandissante de l'église s'est traduite par la construction d'églises et de monastères. Mais tout à coup il dit quelque chose autre. L’Eglise était éternellement importante.


Conclusion

« De quelque côté qu’on l’envisage, la période inaugurée par l’état blissement des Barbares dans l’Empire, n’a donc rien introduit dans l’histoire d’absolument nouveau. Ce que les Germains ont détruit, c’est le gouvernement impérial in partibus occidentis, ce n’est pas l’Empire. »

 

 

D E U X I E M E     P A R T I E
L’ I S L A ME T     L E S     C A R O L I N G I E N
CHAPITRE I
L’EXPANSION DE L’ISLAM DANS LA MÉDITERRANÉE 
I. L’invasion de l’Islam 
Pour comprendre l’expansion de l’Islam au 7e siècle, dans son emprise sur l’Empire romain, aux invasions germaniques. « Quand l’Empire, ses frontières crevées, abandonne la lutte, ses envahisseurs se laissent aussitôt absorber par lui et, dans la mesure du possible, continuent sa civilisation et entrent dans cette communauté sur laquelle elle repose. Au contraire, avant l’époque de Mahomet, l’Empire n’a pas eu, ou à peine, de rapports avec la péninsule Arabique. » 
« L’Empire était déjà pris à la gorge, que Jean Damascène ne voyait encore dans l’Islam qu’une sorte de schisme de nature analogue aux hérésies précédentes. Quand Mahomet mourut, en 632, rien ne révélait le péril qui devait se manifester foudroyant deux ans plus tard (634). »
La conquête arabe a commencé progresser rapidement après la mort de Mahomet et expansé après peu de temps.
Tandis que les Germains n’ont rien à opposer au christianisme de l’Empire, les Arabes sont exaltés par une foi nouvelle. « Car pour le reste, ils n’ont pas plus de préventions que les Germains contre la civilisation de ceux qu’ils ont conquis. Au contraire, ils se l’assimilent avec une étonnante rapidité ; en science, ils se mettent à l’école des Grecs ; en art, à celle des Grecs et des Perses. Ils ne sont même pas fanatiques, du moins au début, et n’entendent pas convertir leurs sujets. Mais ils veulent les faire obéir au seul dieu, Allah, à son prophète Mahomet et, puisqu’il était Arabe, à l’Arabie. Leur religion universelle est en même temps nationale. Ils sont les serviteurs de Dieu. Islam signifie résignation ou soumission à Dieu et Musulman veut dire soumis. Allah est un et il est logique dès lors que tous ses serviteurs aient pour devoir de l’imposer aux incroyants, aux infidèles. Ce qu’ils se proposent, ce n’est pas, comme on l’a dit, leur conversion, mais leur sujétion. »  
Les arabes (musulmans)
- Ils ne demandent pas mieux, après la conquête, que de prendre comme un butin la science et l’art des infidèles ; ils les cultiveront en l’honneur d’Allah
- Ils leur prendront même leurs institutions dans la mesure où elles leur seront utiles
- Ils y sont poussés d’ailleurs, par leurs propres conquêtes
Pour gouverner l’Empire qu’ils ont fondé, ils ne peuvent plus s’appuyer sur leurs institutions tribales ; de même les Germains n’ont pu imposer les leurs à l’Empire romain. La différence est que partout où ils sont, ils dominent
« Chez les Germains, le vainqueur ira au vaincu spontanément. Chez les Arabes c’est le contraire, c’est le vaincu qui ira au vain queur et il n’y pourra aller qu’en servant, comme lui, Allah, en lisant, comme lui, le Coran, donc en apprenant la langue qui est la langue sainte en même temps que la langue maîtresse. Aucune propagande ni même, comme chez les Chrétiens après le triomphe de l’Église, aucune compression religieuse. « Si Dieu avait voulu, dit le Coran, il n’aurait fait qu’un seul peuple de tous les hommes », et il condamne en propres termes la violence contre l’erreur. Il n’exige que l’obéissance à Allah, obéissance extérieure d’êtres inférieurs, dégradés, méprisables, qu’on tolère mais qui vivent dans l’abjection. C’est cela qui est intolérable et, pour l’infidèle, démoralisant. On n’attaque pas sa foi, on l’ignore et c’est le moyen le  plus efficace pour l’en détacher et pour l’amener à Allah qui, en même temps qu’il lui rendra la dignité, lui ouvrira les portes de la cité musulmane. C’est parce que sa religion oblige en conscience le Musulman à traiter l’infidèle en sujet, que l’infidèle est venu à lui, et en venant à lui, il a rompu avec sa patrie et son peuple. Le Germain se romanise dès qu’il entre dans la Romania. Le Romain, au contraire, s’arabise dès qu’il est conquis par l’Islam. Il importe peu que, jusqu’en plein Moyen Age, il ait subsisté au milieu des Musulmans de petites communautés de Coptes, de Nestoriens et surtout de Juifs. Toute l’ambiance n’en a pas moins été profondément transformée. Il y a eu coupure, rupture nette avec le passé. Le nouveau maître ne permet plus que, dans le rayon où il domine, aucune influence puisse échapper au contrôle d’Allah. Son droit tiré du Coran se substitue au droit romain, sa langue au grec et au latin. »
La raison pourquoi l’Islam a expansé rapidement est la compréhension de la religion et les commandements différents dans le Coran. Le Coran dire que la force est prohibé. Le Coran dit : « Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroît au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient »(La Vache 2 :256)  Çeçi montre que nos positions ne sont pas détachées de la compréhension de la religion des musulmans pratiquants qui vivent en Orient.
Charlemagne, incapable de résister aux flottes musulmanes, se résigna à la défensive, parant difficilement les coups qu’il recevait.
« On peut donc dire que, dès la conquête de l’Espagne, et surtout de l’Afrique, la Méditerranée occidentale devient un lac musulman. L’Empire franc, démuni de la flotte, ne peut rien »
La MARRE NOSTRUM est devenu MARRE MUSULMANOS !
II. La fermeture de la Méditerranée occidentale
« S’il y a eu de grands troubles, si l’on constate une émigration considérable de Syriens vers l’Occident, il ne faudrait pas croire cependant que l’armature économique se soit effondrée. Damas est devenue la première capitale du khalifat. Les épices n’ont pas cessé d’être importées, le papyrus d’être fabriqué, les ports de fonctionner. Du moment qu’ils payaient l’impôt, les Chrétiens n’étaient pas molestés. Le commerce a donc continué, mais la direction en a changé. »
Ibn Khaldoun dit: « Les Chrétiens ne peuvent plus faire flotter une planche sur la mer. »
C’est un fait bien connu qu’Haroun-al-Raschid, désireux de gagner Charlemagne à sa lutte contre les Ommiades, lui donna le tombeau du Christ 1 en même temps qu’un vague protectorat sur les lieux saints.
Entre les Musulmans et les Chrétiens, c’est la guerre perpétuelle. Ils ne songent pas à trafiquer, mais à piller. C’est un fait constaté que les commerçants musulmans ne s’installent pas en dehors de l’Islam. S’ils ont fait le commerce, ils l’ont fait entre eux. On ne trouve pas un seul indice d’un trafic qui aurait existé, depuis la conquête, entre l’Afrique et les Chrétiens, Dans ces conditions, ce qui reste pour soutenir le commerce, ce sont les Juifs. Ils sont nombreux partout. C’est une bonne affaire pour les juifs. Les Arabes ne les ont ni chassés, ni massacrés, et les Chrétiens n’ont pas changé d’attitude à leur égard. Ils constituent donc la seule classe dont la subsistance soit due au négoce. Et ils sont en même temps, par le contact qu’ils conservent les uns avec les autres, le seul lien économique qui subsiste entre l’Islam et la Chrétienté ou, si l’on veut, entre l’Orient et l’Occident.  

III. Venise et Byzance 
« On peut dire que l’invasion islamique a été aussi décisive pour l’Orient que pour l’Occident de l’Europe. Avant elle, l’empereur de Constantinople est encore l’empereur romain. La politique de Justinien à cet égard est caractéristique ; il prétend maintenir, sous l’autorité impériale, toute la Méditerranée. Après elle, au contraire, l’empereur en est réduit à la défensive dans les eaux grecques en attendant qu’il appelle au XIe siècle l’Occident à son secours. L’Islam le fixe et l’absorbe. Toute l’explication de sa politique est là. L’Occident lui est désormais fermé. »
La tradition antique se brise parce que l’Islam a détruit l’ancienne unité méditerranéenne.

CHAPITRE II
LE COUP D’ÉTAT CAROLINGIEN et la volte-face du pape
I. La décadence mérovingienne
Devant L’İslam, l’Empire avait reculé définitivement. C’était à la France pourtant, qui avait arrêté en Occident l’expansion continentale de l’Islam, qu’il était réservé de reconstituer l’Europe sur des bases nouvelles. « Avec les Carolingiens, c’est une nouvelle orientation définitive que prend l’Europe. Jusqu’à eux, elle a continué à vivre de la vie de l’Antiquité. Mais l’Islam a bouleversé toutes les conditions traditionnelles. »
Apres différent conquêtes des musulmans, la France avait arrêté en Occident l’expansion continentale de l’Islam, qu’il était réservé de reconstituer l’Europe sur des bases nouvelles. Mais avec les Carolingiens, c’est une nouvelle orientation définitive que prend l’Europe. Jusqu’à eux, elle a continué à vivre de la vie de l’Antiquité. On peut voire à nouveau que l’Islam était un danger pour l’occident. Dans les lignes suivantes on peut voir que l’économie est très importante pour régir un état. L’économie est à cote de la religion et la politique une instance des élémentaire- c’est une forme de gouvernement : «Il paraît donc évident que l’affaiblissement du trésor, qui provoqua l’affaiblissement de la royauté et de l’État, est surtout une conséquence de l’anémie croissante du commerce. Or, celle-ci est due à la disparition du commerce maritime que provoqua l’expansion de l’Islam sur les côtes de la Méditerranée.»

II. Les maires du palais carolingien
Dans les lignes suivantes on peut voir le rôle du pape : « En 745, après ces efforts de réforme qui sont surtout partis du Nord comme on le voit, alors que, jusqu’au commencement du VIIIe siècle, tout le mouvement ecclésiastique venait du Midi, a lieu la première assemblée générale de l’Église franque sous la présidence de saint Boniface. Et cette fois, on y voit intervenir l’influence du pape, car c’est lui qui fait convoquer l’assemblée. Pépin et Carloman, par Boniface, sont donc conduits vers le pape. Et toute l’Église, qui s’organise en Allemagne, les considère toujours, grâce à Boniface, comme des protecteurs. Comment ne pas faire ratifier et sanctionner par le chef de cette Église le pouvoir que l’on exerce et que l’on possède ? La conjonction avec la papauté s’indique. Elle va se faire d’autant mieux qu’elle est dans son intérêt ; et Pépin le sait bien, puisque le pape s’est déjà adressé à Charles Martel pour lui demander son appui. »

 

III. L’Italie, le pape et Byzance La volte-face de la papauté 
« L’Église, à la chute du gouvernement impérial en Occident, avait fidèlement conservé le souvenir et la révérence de cet Empire romain, dont sa propre organisation représentait l’image avec ses diocèses (civitates) et ses provinces. Elle ne le vénérait pas seulement, elle le continuait dans un certain sens, puisque tout son haut personnel était formé des descendants de vieilles familles sénatoriales qui en conservaient le respect et le regret. Toute l’Église vit sous le droit romain. Pour l’Église, l’événement de 476 n’avait eu aucune importance. Elle avait reconnu l’empereur de Ravenne, elle reconnaissait maintenant l’empereur de Constantinople. Elle le reconnaissait pour son chef. A Rome, le pape était son sujet, correspondait avec lui et entretenait un apocrisiaire à Constantinople. Il se rendait fidèlement aux synodes et à ses autres convocations. » C’est une nouveau system de l’Eglise. Augustinus fait un rapport dans son livre « De Civitas Dei » de La Cité de Dieu… (Bien que La Cité de Dieu soit autre chose qu’un écrit de circonstance, elle semble avoir été commencée pour répondre aux questions urgentes en rapport aux polémiques suscitées par le sac de Rome en 410. « Il fallait donner du sens à l'histoire pour la rendre supportable et répondre au choc collectif qu'avait provoqué cet événement ». Mais ce caractère circonstanciel ne peut à lui seul rendre compte de la portée de cette œuvre dont Augustin avait formulé le projet antérieurement.)
Henri Pirenne relaye le sujet théologique de la doctrine monothéiste. Mais qu’est-ce qu’il Ya le monothélisme ? Pour comprendre l’auteur il faut faire rechercher. On peut dire que « Le monothélisme est un courant de pensée du christianisme, développé au VIIe siècle dans le but de réunifier l'Église chalcédonienne et les Églises des trois conciles, et condamné comme hérésie au troisième concile de Constantinople en 681. Dans les années qui suivirent le quatrième concile œcuménique, le concile de Chalcédoine, en 451, différentes Églises orientales rejettent ses conclusions et se détachent de l'Église officielle. La plupart de ces Églises professent des doctrines monophysites, condamnées par le concile dans son affirmation du dogme de la Trinité. Pour ces Églises, Jésus n'a qu'une seule nature et elle est divine. Le duophysisme officiel, quant à lui, affirme la double nature du Christ, à la fois divine et humaine. Le séparatisme de ces Églises, que l'on réunit sous le terme d'Églises des trois conciles, n'est pas dû uniquement à des divergences dogmatiques. Ces communautés chrétiennes sont en effet situées sur des territoires qui viennent ou sont sur le point d'échapper à l'autorité de l'Empire romain d'Orient. Il y a donc une volonté politique poussant à diminuer l'influence de Constantinople sur ces régions. Cet état de fait pousse les souverains de l'Empire d'Orient à chercher un moyen de récupérer les dissidents au sein de l'Église œcuménique. Pour cela, un compromis dogmatique est proposé : le monothélisme. »
« Pour renforcer l’unité du sentiment religieux et impérial contre les envahisseurs musulmans, l’empereur crut le moment venu de réconcilier Monophysites et Orthodoxes en proclamant la doctrine du monothélisme et en l’imposant à toute la chrétienté, par la publication de l’Ecthesis (638). Cette manifestation venait trop tard pour sauver l’Empire, puisqu’à cette époque la Syrie était déjà conquise par l’Islam. En revanche, elle devait dresser Rome contre Byzance. Le pape Honorius déclara hérétique la doctrine monothéiste. Bientôt l’Égypte succombait à son tour, conquise par l’Islam. Les deux principaux centres du monophysisme étaient irrémédiablement perdus. Et pourtant Constantinople n’abandonna pas le monothélisme. Constant II, en 648, publia le Type — type de foi — défendant toute querelle sur le dogme, et confirmant le monothélisme. Rome ne céda pas et au Synode de Latran, le pape Martin Ier condamnait à la fois l’Ecthesis et le Type, les déclarant entachés d’hérésie.»


IV. Le nouvel Empire
Beaucoup des évènements a été, mais en somme, le pape s’est senti assuré contre ses ennemis, sûr de l’orthodoxie, mais obligé de s’en remettre absolument à sa protection. 
Pour comprendre l’histoire de l’occident on a comprendre l’influence de l’islam d’une parte et d’une autre part de Charlemagne. « Le règne de Charlemagne fut, en tous points, l’aboutissement de celui de Pépin. Son père lui léguait sa politique italienne, c’est-à-dire p.170 sa politique lombarde et sa politique romaine. Il montait sur le trône (9 octobre 768) avec le titre de patrice, comme son frère Carloman. Ce ne fut qu’après la mort de celui-ci qu’il put réellement agir (décembre 771). «
Il est manifeste que Charles ne se considère plus comme un patricius Romanorum. Il agit en protecteur de la chrétienté. « En 800, Charles a conquis la Saxe, la Bavière, anéanti les Avars, attaqué l’Espagne. Presque toute la chrétienté occidentale est en ses mains. Et le 25 décembre 800, en posant sur son front la couronne impériale, le pape consacre cet Empire chrétien. Charlemagne y a reçu son titre suivant la forme usitée à Byzance, c’est-à-dire par l’acclamatio. Le pape lui a ensuite placé la couronne sur la tête et l’a adoré. »
Le patrice qui protégeait Rome devient l’empereur qui protège l’Église. Le pouvoir qu’il a reçu en fait non un empereur, mais l’empereur. Il ne peut pas plus y avoir deux empereurs que deux papes. Charles est l’empereur de l’ ecclésia et l est serenissimus Augustus, a Deo coronatus, magnus, pacificus, imperator. Il ajoute seulement Romanorum gubernans imperium, expression assez vague que précisent les deux réalités rex Francorum et Longobardorum. Le pape lui, l’appelle dans ses bulles imperante domino nostro Carolo piissimo perpetuo Augusto a Deo coronato magno et pacifico imperatore. « L’Empire de Charlemagne est le point d’aboutissement de la rupture, par l’Islam, de l’équilibre européen. S’il a pu se réaliser, c’est que, d’une part, la séparation de l’Orient d’avec l’Occident a limité l’autorité du pape à l’Europe occidentale ; et que, d’autre part, la conquête de l’Espagne et de l’Afrique, par l’Islam, avait fait du roi des Francs le maître de l’Occident chrétien. »
Il est donc rigoureusement vrai de dire que, On peut hors de doute : SANS MAHOMET, CHARLEMAGNE EST INCONCEVABLE. L’ancien Empire romain est devenu, en fait, au VIIe siècle, un Empire d’Orient ; l’Empire de Charles est un Empire d’Occident. En réalité, chacun des deux ignore l’autre.
« Le germanisme commence son rôle. Jusqu’ici la tradition romaine s’était continuée. Une civilisation romano-germanique originale va maintenant se développer. L’Empire carolingien, ou plutôt l’Empire de Charlemagne, est le cadre du Moyen Age. L’État sur lequel il est basé, est extrêmement faible et croulera. »

CHAPITRE III
LES DÉBUTS DU MOYEN AGE
I. L’organisation économique et sociale
Le règne de Charlemagne comme une époque de restauration économique et pour un peu, on peut parler de renaissance (dans l’ère de Charlemagne).
« Et qu’importe même que l’on ait encore pu frapper, au I Xe siècle, quelques pièces d’or 3 ? Ce qui compte, ce n’est pas de savoir si l’on possède dans les textes quelques mentions relatives au commerce et à l’échange. Le commerce et l’échange ont existé à toutes les époques. Ce qui est en question, c’est leur importance et leur nature. »
L’attitude des Carolingiens contre les musulmans a été purement défensive. Un exemple pour la montée des Juif dans le commerce.  On peut donner l’exemple avec le vin. «On ne peut plus s’en procurer par le commerce, sauf çà et là par l’intermédiaire d’un Juif. Alors, comme il est indispensable, ne fût-ce que pour le culte, on fait tout pour se procurer des terres qui en produisent. Le fait est frappant et significatif pour les abbayes des Pays-Bas.»
« Le pouvoir royal est intervenu tant qu’il lui est resté quelque prestige, dans un but de moralité chrétienne, pour empêcher l’oppression des faibles et des pauvres. La législation économique de Charles et de Louis, au lieu de chercher à fomenter le profit, le condamne au contraire comme un bénéfice illicite (turpe lucrum). Puis, toute intervention royale disparaît dans l’anarchie de la féodalité, au-dessus de laquelle continue à flotter le mirage de l’Empire chrétien. C’est le Moyen Age. » 
II. L’organisation politique
« Tout ce qui lui appartient est sacré ; il peut s’élever au-dessus des lois sans que personne y contredise, faire crever les yeux de ses ennemis et confisquer les propriétés sous prétexte de lèse-majesté.»  Il y a différence essentielle entre le Mérovingien et le Carolingien :
 
III. La civilisation intellectuelle
Les vainqueurs, éparpillés, et mariés à des femmes indigènes lesquelles imposent leur langue, ont tous appris le latin. Au contraire, la perturbation apportée dans le monde méditerranéen par l’introduction de l’Islam a provoqué, dans le domaine des langues, une transformation profonde. « Charlemagne se consacra à l’oeuvre de renaissance littéraire en même temps qu’à la restauration de l’Église. Le principal représentant de la culture anglo-saxonne, Alcuin, le chef de l’école d’York, entre à son service en 782, comme directeur de l’école du palais, et exerce désormais une influence décisive sur le mouvement littéraire du temps » . Alcuin est très important si on veut comprendre la Renaissance de Charlemagne. Alcuin est un poète, savant et théologien anglais de langue latine. L'un des principaux amis et conseillers. Il est le principal artisan de la Renaissance carolingienne.

Conclusion
De tout ce qui précède se dégagent, semble-t-il, deux constatations essentielles :
1) Les invasions germaniques n’ont mis fin ni à l’unité méditer aranéenne du monde antique, ni à ce que l’on peut constater d’essentiel dans la culture romaine, telle qu’elle se conservait encore au Ve siècle, à l’époque où il n’y a plus d’empereur en Occident. L’Orient est le facteur fécondant ; Constantinople, le centre du monde.

2) La rupture de la tradition antique a eu pour instrument l’avance rapide et imprévue de l’Islam. Elle a eu pour conséquence de séparer définitivement l’Orient de l’Occident, en mettant fin à l’unité méditerranéenne. La Méditerranée occidentale, devenue un lac musulman, cesse d’être la voie des échanges et des idées qu’elle n’avait cessé d’être jusqu’alors.

- Le pape s’allie à elle, rompant avec l’empereur qui, absorbé par la lutte contre les Musulmans, ne peut plus le défendre
- Dans Rome, dans le nouvel Empire qu’elle fonde, il n’y a plus qu’elle
- Et son emprise est d’autant plus grande que l’État, incapable de conserver son administration, se laisse absorber par la féodalité, suite fatale de la régression économique. Toutes les conséquences de ceci apparaissent éclatantes après Charlemagne
« L’évolution s’achève en 800, par la constitution du nouvel Empire, qui consacre la rupture de l’Occident et de l’Orient par cela même qu’il donne à l’Occident un nouvel Empire romain ; c’est la preuve évidente qu’il a rompu avec l’ancien qui se continue à Constantinople. »
 

 

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